Eldorado - Laurent Gaudé (revue / résumé détaillé)

2018-07-13 / Typhanie / Catégories

Salut à toi jeune lycéen de 1er en quête de la bonne technique pour avoir une bonne note au bac sans rien faire de l'année, et salut aux autres lecteurs à la recherche d'un livre à dévorer pour les vacances, qui au passage, arrivent incessamment sous peu (YEAH!). Si tu es un lecteur ou une lectrice qui n'a pas envie d'être spoiler, seulement le début de cet article va t'intéresser (Pourquoi lire ce livre ?), mais si tu es un petit malfrat qui n'a pas finit son TPE et qui doit lire ce livre pour le bac (coucou Sylvain) alors tu seras plus intéressé par la deuxième partie (résumé détaillé) mais lire la première ne te fera aucun mal vu qu'il y a des choses que je vais expliquer, mais ne pas répéter dans la deuxième partie.


Pourquoi lire ce livre ?

Eldorado de Laurent Gaudé est un roman avec deux histoires à l'intérieur. Les deux histoires sont dispersés sur treize chapitres au total, sept chapitres sur la première histoire et six sur la deuxième, le tout en alternance (chapitre I : première histoire, chapitre II : deuxième histoire, chapitre III: suite de la première histoire, chapitre IV: suite de la deuxième histoire, etc.). Dans la première histoire nous allons suivre Salvatore Piracci, un commandant donc le but de son travaille est de naviguer au bord des côtes Italiennes (à oui, il est italien j'ai oublié de préciser) et d'intercepter les embarcations des émigrés clandestins. Salvatore va vivre un événement qui va totalement le faire se remettre en question par rapport à son but dans la vie. La deuxième histoire parle de deux frères au Soudan, Soleiman et Jamal, qui ont pour but de rejoindre "l'Eldorado européen" pour vivre une vie meilleure, et donc de risquer leurs vies pour atteindre ce but. Je vais vous citer un extrait du résumé du livre qui résume très bien et que j'apprécie beaucoup : " Parce qu'il n'y a pas de frontière que l'espérance ne puisse franchir, Laurent Gaudé fait résonner la voix de ceux qui, au prix de leurs illusions, leur identité et parfois leur vie, osent se mettre en chemin pour s'inventer une terre promise" J'ai beaucoup aimé ce livre car c'est un sujet d'actualité assez sensible que Laurent Gaudé a su transformer en histoires incroyables et addictives.


Résumé détaillé

Tout d'abord je tiens à preciser que je te conseille fortement de lire ce livre et d'utiliser cet article pour reviser, te remémorer l'histoire.

Chapitre I : L'ombre de Catane

Nous débutons le livre avec Salvatore Piracci, à Catane en 2006, au marché. on apprend qu'il est célibataire, qu'il s'est séparé de sa femme quatre ans plus tôt. Une femme interpelle le commandant, il s'agit de d'une fille qu'il avait sauvée d'une embarcation appelée le Vittoria deux ans plus tôt. Elle avait perdu son jeune fils lors du voyage. Salvatore la fait rentrer chez lui, il discute puis au final, la femme lui demande un service, elle voulait que le commandant lui donne son arme. Elle voulait retourner en Afrique pour tuée Hussein Marouk, un passeur plus ou moins responsable de l'abandon du navire lors de son voyage, et donc indirectement, de la mort de son fils. Salvatore Piracci accepte malgré de nombreux doutes. C'est ce moment, cette femme, qui va déclencher chez Salvatore Piracci un vide, une impression que sa vie n'a pas de but, qu'il fait de mauvaises choses, et donc c'est à partir de ce moment que Salvatore va essayer tant bien que mal de combler ce vide.

Chapitre II : Tant que nous serons deux

Les chapitre II nous introduit deux nouveaux personnages : Soleiman et son frère Jamal. L'histoire est racontée du point de vue de Soleiman. Ils prennent la voiture puis vont au café. Ils sont émotifs car c'est la dernière fois qu'il vont dans ce café, car ils partent vers l'Europe. Soleilman demande à son frère de visiter une dernière fois la ville . Une longue discussion commence sur leur avenir, leurs rêves, etc. Ils disent un dernier adieu à leur mère puis s'en vont en direction de leur nouvelle vie.

Chapitre III : Tempêtes

Salvatore Piracci est parti rejoindre son ami Angelo dans sa boutique pour lui montrer une lettre qu'il a reçue. La lettre venait de la femme de Vittoria qui informait Salvatore qu'elle était bien parti. Le commandant commence à partager ses sentiments, vis-à-vis de cette femme et de ce qu'il a fait, à son ami. Salvatore regrette mais Angelo le résonne en lui disant que s'il lui a donné son arme c'est tout simplement parce qu'elle le voulait et que tout le monde aurait fait la même chose si quelqu'un venait nous "demander quelque chose de tout son être". Il s'en veut car il pense quand donnant son arme il lui a donné la mort, toutes ces questions vont le tourmenter. Ensuite, Salvatore a reçu l'information que cinq barques d'émigrés étaient perdues en mer. Il part donc les retrouver. Ils en retrouvent deux sur les cinq. Ils continuent de chercher mais en vain, impossible de trouver les autres émigrés.

Chapitre IV : Blessure de frontière

Soleiman et Jamal étaient entrain d'avancer dans leur périple. En arrivant à la frontière Libyenne, Jamal annonce à son frère qu'il ne peut pas venir. Il lui dévoile qu'il est très malade d'une MST, qu'il n'y a pas de traitements et qu'il l'a juste accompagné pour le voir le plus longtemps possible. Il pousse Soleiman à continuer son trajet car Jamal ne veut pas que son frère le voie mourir à petit feu. Jamal donne en souvenir un collier de perles vertes à son frère. Soleiman, pris d'une grande tristesse, se mis à marcher et à continuer son aventure, dans le but de gagner de l'argent pour payer des médicaments à son frère qui pourrait rallonger son espérance de vie et apaiser ses douleurs.

Chapitre V : Lampedusa

Nous retrouvons le commandant Piracci dans sa couchette suite à sa deception de la veille. Il constate que dernière il se détache peu à peu de sa vie. Il n'arrive pas à trouver le sommeil quand tout à coup quelqu'un toqua à sa porte. C'est l'interprète, un émigré d'une des barques qu'il a sauvé qui parle Anglais. L'interprète est là pour demander au commandant de lui sauver la vie. Il veut que le commandant le cache dans sa cabine pour que les policiers ne l'emmène pas au centre de détention comme tout les autres. L'interprète ne veut pas retourner chez lui. Salvatore réfléchi longuement puis refuse. Le bateau arrive à quai, les émigrés descendent, quand tout à coup Salvatore est pris de remords, il veut sauver l'interprète mais il est trop tard. L'interprète se retourne et, avec un regard menaçant, crache par terre. Cette image va rester dans la tête de Salvatore, et va se rajouter à la liste un peu plus longue des tourments du commandant. Quelque temps plus tard, Salvatore se retrouva face au capitaine Libyen et le frappa violemment comme pour venger l'interprète. Il le frappa jusqu'à ce que l'autorité lui demande d'arrêter.

Chapitre VI : Le boiteux

Soleiman est dans une camionnette, à l'étroit. Il pense à son frère et devient de plus en plus déterminé à aller au bout. Le camion s'arrête et les passagers descendent, mais Soleiman se rend compte qu'il y a un problème : ils ne sont pas là où ils sont censés être. Cette camionnette était en réalité un piège, des voleurs sont venu prendre tout ce que les passagers avaient. Soleiman se retrouve alors sans argent, mais cependant il lui reste le collier de son frère. Tout le monde part, il se retrouve seul avec un homme s'appellant Boubakar, avec une jambe abimée. Bouhbakar lui dit qu'il ne faut pas retourner à Al-Zuwarah comme les autres, car passer par la Libye est devenu difficile depuis que les Libyens veulent se faire bien voir par l'Italie. Soleiman apprend que Bouhbakar est à la rue depuis sept ans, et que depuis sept ans il veut rejoindre l'Europe aussi. Il propose d'aller en Algérie, puis au Maroc, pour rejoindre l'Espagne. Soleiman le suit.

Chapitre VII : L'homme Eldorado

Salvatore prend la decision de quitter son travaille, il en informe Angelo uniquement. Il ne peut "plus supporter ces regards de demande infinie puis de déception". Il veut renoncer à sa vie actuelle, repartir à zéro. Plus de commandant, plus de Salvatore Piracci. Il brûle sa carte d'identité dans le but de commencer une nouvelle vie. Cette décision le soulage, il est excité à l'idée de tout refaire. Il part vers le port, poussa sa petite barque à la mer. Il rama jusqu'à être suffisamment loin pour allumer son moteur sans se faire remarquer, puis parti en direction de Sud Ouest, seul, sans identité.

Chapitre VIII : Je me perdrai a Ghardaïa

Cela fait plusieurs jours que Soleiman et Bouhbakar sont sur la route. Dans la camionnette a coté d'eux se trouve un Algérien très bavard qui parle de son bétail qu'il a vendu. La camionnette s'arrête à Ourgala pour faire le plein. Certains passagers descendent pour se dégourdir les jambes, dont Soleiman et L'Algerien. Soleiman n'a plus d'argent à cause de l'attaque de la camionnette, et Bouhbakar à dépensé ses derniers billets pour cette camionnette-ci. Ils devront donc travailler avant de repartir pour le Maroc. Quand tout à coup une idée violente viens à Soleiman. Il avança déterminé vers l'Algérien bavard qui était dans un coin à l'abri des regards, et le frappa violemment jusqu'à ce qu'il perde connaissance. Il lui prit tout son argent, ce qui fut largement suffisant pour que Bouhbakar et lui aille au Maroc directement. Il donna la moitié à son ami, et, pris de remords, continua le trajet. Ils arrivent finalement à Ghardaïa où Bouhbakar essaye de trouver une autre camionnette pour les emmener au Maroc. Il va au marché et croise un homme mystérieux, il lui donna son collier (on découvre pourquoi plus tard).

Chapitre IX : Le reine d'Al-Zuwarah

On retrouve Salvatore, plusieurs jours/semaine plus tard au commissariat de police. Un policier l'interroge sur son identité mais Salvatore refuse de répondre car il n'a pas encore trouvé de nouvelle identité alors il ne sait pas quoi répondre. Finalement Salvatore dit qu'il est marin et qu'il vient de Sicile. Le policier semblait content de ces informations et décida de l'emmener quelque part. Salvatore rentre alors dans un grand endroit rempli de richesse avec un doux parfum. Il rentre dans une salle et aperçoit alors une grosse et huileuse dame assise. Cette dame était très laide. c'est la "reine d'Al-Zuwarah" du moins c'est comme ça qu'elle s'est auto-proclamé. elle est à la tête du plus gros réseau de passeur de la région, et propose à Salvatore, en lui jetant une liasse de billets à terre, de devenir capitaine d'un bateau. Au debut il aimait l'idée  puis parti finalement vers Ghardaïa avec la seule liasse de billet qu'il a.

Chapitre X : L'assaut

Soleilman a vécu une attaque des forces de police Marocaine qui brulait les affaires des gens à la rue (dont Soleilman et Bouhbakar) et capturait les gens et les frappait. Soleilman et Bouhbakar avaient réussi à s'échapper de ça en partant courir vers la forêt. Quelque temps plus tard, Soleilman sort de la forêt et retomba sur les policiers, il comprit alors qu'il préparait une autre attaque. Soleilman parti alerté Bouhbakar et les autres dans la forêt. Les sans abris (environs 500 personnes) ont donc alors décidé de parti courir vers l'Espagne et de franchir cette frontière pour enfin être libre, être en Europe. En attendant le signal de départ, Bouhbakar fait promettre à Soleiman de ne pas regarder derrière et de ne pas lui venir en aide s'il n'arrive plus à courir (du fait de sa jambe cassée). Soleiman accepte de faire cette promesse. Vers trois heures du matin certaine gardes Espagnols sont partis, ils étaient à présent quinze, c'est le moment. Un homme cria "A l'attaque !" et la course vers la liberté commença. Ils montent les murs malgrés les barbelés, les hommes Espagnol au nord, et les policiers Marocain au sud. Bouhbakar reste accroché aux barbelés et, malgrés la promesse que Soleiman lui a fait, il vient le sauver. La course au plus rapide continue.

Chapitre XI : Le messager silencieux

Le car de Salvatore s'arrête, le chauffeur demande de l'argent au passager pour continuer la route. Salvator donne ses derniers billets au chauffeur qui continue sa route. Le voisin de Salvator lui demande d'où il vient, Salvatore répond qu'il vient d'Europe. Cette réponse suscite l'admiration de tous les passagers qui ont commencé à lui poser pleins de question. Il n'a répondu que par des réponses dénigrantes, pour enlever l'envie aux Africains d'aller en Europe. Le chauffeur s'arrête de nouveau pour redemander de l'argent, et n'ayant plus rien, il fut contraint de descendre. Il croisa un groupe de gens pauvres assis autour d'un feu qui écoutait une histoire, l'histoire de Massambalo. Massambalo est le dieu des émigrés, et il prend la forme d'esprit qui voyage dans les corps des gens et si un émigré arrive à reconnaitre un esprit à travers le corps d'une personne, alors cet émigré, en échange d'un bien précieux, à la protection du dieu Massambalo. Salvator quitte le groupe et se dirige vers la ville. En pleine dépression, il se sent totalement vide, et veut mettre fin à ses jours. Il trouve un bidon d'essence et se le vide sur tout le corps mais malheureusement pour lui, il ne trouve rien pour faire une flamme. Un homme le voit, et terrorisé, il devient immobile. Salvatore lui demande du feu mais il ne lui donna rien, par peur. L'ancien commandant tomba dans les pommes à cause de la fatigue mais l'homme se rattrapa.

Chapitre XII : Frères d'enfer

Soleiman et Bouhbakar, toujours entrain de courir vers le grillage qui sert de frontière, ils aperçurent un trou dans le bas du grillage. Ils se précipitèrent alors vers celui-ci. Bouhbakar passe en premier et réussi à passer malgrés le fait que les barbelés lui aient griffé la totalité du ventre. C'est au tour de Soleiman de passer mais des Policers espagnol arrivent en courant vers lui. Ils lui frappent l'épaule avec la matraque puis, quand Soleilman s'allonge pour passer, ils lui tirent les jambes. Soleiman n'a plus de force et commence à s'évanouir mais Bouhbakar lui tire les bras et parvient à le faire passer. Ils sont tout les deux libre, sain et sauf. Soleiman s'écroule de fatigue. Quand il se reveille, les espagnols sont entrain de soigner les émigrés, dont Soleiman. Il a seulement une jambe cassée. Soleiman trouve bizarre que les Espagnols qui, quelques minutes auparavant étaient entrain de les frapper, soient actuellement entrain de les soigner, les nourrir, etc. L'histoire de Soleiman se finit sur cette phrase : "Je me mets à pleurer doucement de joie, pour la première fois de ma vie. j'ai hâte. Plus rien, maintenant, ne pourra m'arrêter."

Chapitre XIII : L'ombre de Massambalo

Salvatore Piracci est au marché de Ghardaïa quand un jeune homme s'approcha et lui dit "Massambalo ?". Salvatore hésita entre dire que ce n'était pas lui, et faire croire qu'il était Massambalo pour donner de la force et du courage à cet émigré. Après réflexion, il hocha la tête pour dire qu'il était Massambalo, et le jeune homme lui donna un collier de perle verte, vous l'avez peu être compris, il s'agissait de Soleiman. Salvatore se sentait mieux, il voulait continuer à se faire passer pour un esprit de Massambalo pour donner du courage à d'autres émigrés. Il décida de quitter Ghardaïa. En traversant la route il entendit un gros bruit de klaxon, tourna la tête et vit les phares d'un camion se rapprocher de plus en plus vite de lui. Il se fait percuter. Des hommes sont venu à son secours mais il les a supplié de le laisser mourrir, car pour lui sa vie n'avait plus d'importance. Alors il mourut, entouré de perles vertes.          

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Mireille66 -

Attention les fautes. Sinon très bien .

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